Conseil municipal du 28 juin 2018 – Rapport R2018-204 Approbation du pacte de cohérence métropolitain

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Vous nous proposez au travers de cette délibération de vous donner l’autorisation de signer le contrat avec la Métropole de Lyon actant du pacte de cohérence métropolitain.

Nous vous avions posé une question orale lors de notre dernier conseil municipal portant sur ce sujet, ainsi que sur le rythme de réunion de la conférence territoriale des maires.

Nous n’aurons pas l’outrecuidance de croire que c’est notre question orale qui aura fait avancer ce dossier. Comme vous le savez, ce n’est pas notre genre !  

Nous remarquons toutefois que ce pacte de cohérence métropolitain n’est pas le big bang que tout un chacun pourrait attendre – nous commençons hélas à en avoir l’habitude.

D’ailleurs vous aviez vous-même reconnu, monsieur le Maire lors de votre réponse, que de nombreuses actions éaient déjà en place et que le grand jour n’était pas pour demain.

Nous notons d’ailleurs que dans les fiches thématiques retenues, certaines pourraient paraître incongrues pour nos administrés si aucun accompagnement n’était fait en terme de communication.

Je cite entre autres les fiches thématiques relatives à la vie éudiante, à la politique de la ville, au traitement des demandes de garantie d’emprunt des bailleurs sociaux. Nous pourrions croire qu’aucune coordination n’existait avant.

En fait, nous pourrions quasiment toutes les lister.

Mais loin de nous l’idée que ce pacte ne servira à rien. Au contraire, acter les actions communes entre nos deux collectivités sera toujours utile et évitera les doublons.

Nous atteindrons alors peut-être un des objectifs du pacte de cohérence métropolitain, à savoir la baisse de la dépense publique globale et la recherche de l’efficience et la hausse de la qualité du service rendu.

Toutefois, nous nous interrogeons sur les raisons qui ont fait que certaines fiches n’ont pas été retenues.

Je cite entre autres les fiches 4 « Dispositif de prévention santé pour les 0-12 ans en lien avec le secteur du soin dans les écoles », 7 « instances d’échange et de travail sur l’économie de proximité », 12 « nettoiement convention qualité propreté », 13 « nettoiement optimisation nettoiement des marchés alimentaires et forains ».

Nos enfants pourraient profiter d’un dispositif de prévention santé élargi et concerté avec les médecins scolaires.

Nos administrés souffrent de la saleté de leur ville. 7 lecteurs sur 10 du Progrès avaient d’ailleurs fait remonter ce problème en décembre 2017. Certes, des actions sont engagées dans ce pacte pour les espaces publics complexes, certes des actions de communication ont été engagées concernant les dépôts sauvages mais nous devons aller encore plus loin.

Le commerce de proximité doit absolument être davantage soutenu, aidé bien au-delà de ce qui est déjà entrepris.

Les points que je viens d’évoquer nous paraissent être des priorités pour le bien-être global des Villeurbannais qui ont également besoin de retrouver la fierté de vivre dans notre ville. Tout cela nous paraît primordial !

Concernant le fait que les fiches 10 relatives au développement urbain et 20 relative à la politique culturelle ne soient pas retenues, nous n’osons imaginer que ne pas les retenir découle d’une volonté politique de garder ces sujets sous contrôle sans visa d’un œil extérieur.

Pour résumer, un pacte pour acter des collaborations déjà mises en œuvre.

Espérons toutefois que notre assemblée bénéficiera de la communication annuelle des rapports d’exécution, ainsi que de l’évaluation devant être réalisée avant fin 2018.

Nous voterons bien entendu ce pacte avec raison mais sans un grand enthousiasme.

Je vous remercie.

 

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