Intervention Conseil municipal 16 novembre 2015 – R 2015-294 Situation en terme de développement durable

Monsieur le Maire.

Mes chers collègues.

Vous nous présentez ce soir le rapport sur la situation de la collectivité en matière de développement durable.

Il est bien loin le temps où pour aborder le thème de l’écologie et la situation de notre planète, René Dumont buvait un verre d’eau devant les caméras de télévision habillé de son célèbre pull rouge.

Aucun parti politique, aucune entreprise privée ou publique ne nie que les ressources naturelles de notre planète sont finies et qu’il faut savoir être précautionneux quant à leur utilisation.

Plus particulièrement pour les collectivités locales, c’est en 2006 que les premières clauses RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) ont été permises dans les marchés publics.

C’est en ouverture de son discours le 2 septembre 2002 à Johannesburg que Jacques Chirac alors président de la République a prononcé cette phrase courte mais si forte « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer et nous refusons de l’admettre. L’humanité souffre. Elle souffre de mal-développement, au Nord comme au Sud, et nous sommes indifférents. La Terre et l’humanité sont en péril, et nous en sommes tous responsables ».

Ces mots percutants ont faits changer les mentalités dans de nombreux pays.

Pour ne rester qu’en France, des mesures ont été prises au titre du Grenelle de l’Environnement en 2007, à la suite des engagements pris par Nicolas Sarkozy lors de la campagne électorale de 2007.

Cette loi, votée à la quasi-unanimité, a été suivie d’une loi Grenelle II ou loi portant engagement national pour l’environnement en juillet 2010 afin de compléter et territorialiser la loi de 2007.

Il est plaisant de voir qu’à Villeurbanne, de nombreuses mesures ont été prises dans la droite lignée de ces lois.

Il faut garder à l’esprit que pour être acceptées par tous, les mesures écologiques doivent être expliquées, comprises et surtout ne doivent pas culpabiliser les françaises et les français.

Le principe de précaution et l’innovation ne doivent pas être mis en concurrence. L’écologie ne doit pas être punitive. La croissance ne doit pas être stoppée. Les entreprises doivent être encouragées à s’engager dans la voie de la responsabilité écologique, elles ne doivent pas être punies. L’écologie n’est pas un parti politique, elle est une prise de conscience que notre planète est notre bien le plus cher et que nous devons laisser pour nos enfants une planète vivable.

La COP21 va se tenir en France à partir du 30 novembre jusqu’au 11 décembre 2015. Gageons que tous les pays prendront enfin les engagements qui permettront de pérenniser nos ressources naturelles tout en maintenant la croissance économique, indispensable au bien-être des populations mondiales.

Je vous remercie.

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