Discours de Jean-François Copé à Chateaurenard le 25 Août 2013

Chers amis,

 

Vous revoir un beau dimanche d’août sous le soleil de Provence,

Vous revoir si joyeux, si chaleureux, si nombreux à Chateaurenard,

Vous revoir chez Bernard Reynès qui nous accueille une fois de plus avec son indéfectible amitié,

Voilà qui ravive les souvenirs formidables de l’année dernière.

Il y a un an, ici-même, avec vous, mes amis, j’annonçais ma candidature à la présidence de l’UMP.

Il y a un an, ici-même, je proposais pour notre famille une ligne politique forte, au service de la France.

Il y a un an, ici-même, nous lancions ensemble une fantastique campagne.

En un an, j’ai accompli un long voyage. J’ai parcouru un long chemin, dans toute la France. A la rencontre de toutes celles et de tous ceux qui partagent nos valeurs et notre envie de préparer l’avenir.

J’ai entendu les inquiétudes et les interrogations. J’ai aussi vu beaucoup d’émotions, d’enthousiasmes, de passions.

Tout cela reste gravé dans mon cœur. Merci de votre amitié, de votre soutien, de votre loyauté.

 

N’ayons pas peur des mots. Je vous ai toujours dit les choses franchement : la crise qui a suivi l’élection a été un désastre pour notre famille politique et pour chacun d’entre nous.

Et je vous le confie, à cette occasion, j’ai beaucoup appris sur la nature humaine. Sur le caractère de chacun. Sur ceux qui, dans les tempêtes, sont courageux, solides, fidèles. Et puis sur ceux qui le sont moins.

Dans ces moments si difficiles, où j’ai entendu tant de mensonges, tant de calomnies, tant de choses si contraires à la vérité, je pensais à vous. A vos colères. A vos incompréhensions. Et c’est cela qui m’a permis de tenir. Je voulais vous le dire. Et vous remercier encore une fois de la force que vous me donnez.

Votre mobilisation aujourd’hui, encore plus importante qu’il y a un an, en apporte une nouvelle démonstration.

 

Durant cette période, je n’ai eu qu’un objectif, un seul : préserver l’unité de notre famille politique.

Pour cela, j’ai d’abord fait le choix de ne jamais répondre aux polémiques et aux accusations blessantes. Et Dieu sait s’il y en a eu !

Ce choix était difficile. Vous connaissez mon tempérament… Il était d’ailleurs particulièrement difficile aussi pour ceux qui m’avaient soutenu et qui ont été blessés ou mis en cause injustement à travers moi.

Je vous remercie de l’avoir compris. C’était la seule voie pour sortir de la spirale infernale. Répondre aux outrages n’aurait fait qu’envenimer les querelles.

J’ai ensuite fait le choix de rassembler autour de moi dans l’équipe dirigeante toutes les sensibilités de l’UMP. Ceux qui m’avaient soutenu, comme ceux qui ne m’avaient pas soutenu. Parce qu’il n’a jamais été question de considérer qu’il y avait au sein de notre famille politique, une victoire des uns contre les autres…

 

Enfin, troisième décision : j’ai voulu redonner la parole aux militants, parce que l’UMP, c’est vous. Personne n’avait le droit de confisquer votre vote.

Le 30 juin, vous vous êtes mobilisés en masse – presque autant que le 18 novembre. A une écrasante majorité – plus de 93% -, vous avez manifesté votre volonté que l’équipe dirigeante que je préside poursuive son mandat jusqu’en novembre 2015, comme prévu. Ce vote, cette marque de confiance m’a infiniment touché et m’engage.

 

 

Mes chers amis, on me dit parfois que ce type de crise serait un classique de la vie politique. Qu’on la retrouve, sous une forme ou sous une autre, à chaque changement de génération. Et bien moi, je m’engage, devant vous, en tant que président de l’UMP, à tout faire pour que nous n’ayons plus jamais à revivre de tels déchirements.

Je ne me laisserai plus jamais piéger par les querelles intestines.

Je veux de toutes mes forces m’élever au-dessus de la politique politicienne qui n’est pas à la hauteur de ce que nos compatriotes attendent de nous, ni de l’idée que je me fais de l’engagement politique. Je ne me suis pas engagé pour cela.

Je me suis engagé pour mon pays. Je me suis engagé pour mes compatriotes. Je me suis engagé par vous et pour vous. Et je me suis fait le serment, pendant cette crise si lamentable, tellement inutile, tellement absurde, de ne plus me laisser entraîner vers le bas, vers ces passions viles qui nous font tant de mal.

 

Avec le vote du 30 juin, n’en déplaise aux grincheux, la page a été tournée. Désormais, l’UMP est prête pour une nouvelle étape : l’action. La reconquête.

Et ceux qui prétendaient ou espéraient que l’UMP ne se relève pas de sa défaite en 2012, ceux-là doivent regarder la réalité telle qu’elle est :

·      L’UMP est aujourd’hui la 1ère force militante de ce pays,

·      Depuis un an, scrutin après scrutin, nous gagnons toutes les élections partielles.

·      Et lorsque le conseil constitutionnel a décidé, hélas, d’invalider les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy le 4 juillet dernier, lorsque j’ai décidé de lancer une grande souscription nationale pour surmonter cet obstacle financier, les Français ont répondu massivement à l’appel.

Aujourd’hui, je suis en mesure de vous annoncer que plus de 10,5 millions d’euros ont été recueillis en 6 semaines. Au cœur de l’été. C’est la plus importante collecte jamais réalisée par un parti politique dans l’histoire de la Vème République.

Certes, elle ne met pas l’UMP à l’abri des contingences financières. Loin de là… Pour agir et défendre nos convictions, nous avons toujours besoin de soutiens. Mais je le dis et je l’assume, c’était notre devoir d’être aux côtés de Nicolas Sarkozy dans cette épreuve et les Français ont répondu en très grand nombre à notre appel.

 

Je veux remercier tous les militants, tous les élus qui ont contribué à cette souscription. Vous donnez déjà du temps, de l’énergie, de l’imagination à notre mouvement. Vous lui avez aussi donné les moyens de poursuivre son action au service de la France.

Je veux aussi dire ma gratitude à tous nos sympathisants, tous nos électeurs qui ont voulu manifester leur soutien en allant au-delà d’un bulletin de vote les dimanches d’élection.

Beaucoup sont devenus donateurs et plus de 45 000 ont même décidé de nous rejoindre en adhérant à l’UMP. Ce qui est inédit, en si peu de temps, dans l’histoire de notre mouvement.

Je veux enfin remercier tous les Français qui, sans partager forcément nos idées, ont compris qu’il était dangereux de réduire le débat politique à une opposition de façade entre la gauche et les extrêmes. Oui, à travers cette souscription, les Français ont marqué leur attachement à une opposition républicaine solide.

Et grâce à vous tous, je peux dire aujourd’hui que la voix de l’UMP ne s’éteindra pas.

 

Certes, quand je parle de la voix de l’UMP, il arrive qu’on me reprenne, avec un air critique : « Pourquoi n’arrivez-vous pas à faire parler l’UMP d’une seule voix ? »

Parler d’une seule voix ? C’est humainement impossible et de plus, cela n’aurait aucun sens. L’UMP, c’est aujourd’hui le parti qui incarne toutes les sensibilités et les personnalités de la droite et du centre. Et je veille scrupuleusement à ce que toutes les voix s’expriment dans leur diversité. C’est cela, la richesse d’un grand parti !

Il est normal qu’il y ait une grande liberté d’expression. C’est d’ailleurs pour cela que j’avais proposé la création des mouvements au sein de l’UMP, que vous avez largement soutenue : la droite forte, la droite sociale, France Moderne et Humaniste, les gaullistes, la droite populaire…

Alors bien sûr, je ne suis pas dupe. Tel ou tel peut être tenté de – comment dire ? – « jouer perso ». Mais où est le drame tant que cela contribue à enrichir le débat ? Où est le drame si lorsque vient le temps de la décision, tout le monde s’accorde pour travailler ensemble au service des Français ?

Je le dis simplement : l’avenir ne peut pas s’écrire les uns sans les autres. Et encore moins les uns contre les autres. L’avenir s’écrira ensemble… Ou il s’écrira sans nous

C’est ma responsabilité de rassembler. C’est mon engagement.

 

Et surtout, c’est le point de départ pour le nouvel horizon que nous devons viser : nous devons désormais devenir le parti de tous les Français. Devenir le point de ralliement de tous ceux qui veulent préparer la relève de notre pays, quel que soit leur engagement originel.

Après 15 mois de présidence de François Hollande, la déception est si grande que nous devons devenir pour tous les Français le parti de référence. Même pour ceux qui n’ont pas voté pour nous en 2012 en considérant qu’une alternance était nécessaire.

François Hollande leur avait promis de réenchanter le rêve. On voit les résultats : l’explosion du chômage, des impôts, de la délinquance.

On est passé de la grande illusion à la grande désillusion. Avec son goût amer et la colère qui gronde…

L’été que nous venons de vivre en a été la triste illustration.

L’escalade fiscale s’est poursuivie alors que jamais les Français n’ont été autant écrasés de taxes, d’impôts et de charges. C’est désormais le premier frein à la croissance.

On a vécu un grand moment il y a trois jours !

Pierre Moscovici vient de reconnaître « le ras-le-bol fiscal » des Français. Mais de qui se moque-t-il ? Sous la dictée de François Hollande, c’est lui qui a déjà décidé d’augmenter les impôts de 34 milliards d’euros l’année passée. C’est lui qui va en remettre une dose : encore 6 milliards d’euros supplémentaires. Sans compter l’augmentation à venir de la CSG pour financer l’absence de courage de François Hollande sur les retraites… et la petite dernière : la taxe carbone annoncée cette semaine pour faire plaisir aux Verts.

Avec ce traitement de choc, comment voulez-vous que nos entreprises se développent, que les délocalisations s’arrêtent, que le chômage recule vraiment ?

Pour sauver notre économie et nos emplois, il n’y a qu’une seule solution : il faudra revenir sur toutes les hausses d’impôts et de charges décidées par François Hollande. Et pour cela, baisser de 10% la dépense publique, – 130 milliards d’euros en moins. Baisser la dépense, comme le font tous les autres pays européens. Tous les ménages, toutes les entreprises en difficulté.

On me dit qu’à La Rochelle, les socialistes parlent beaucoup de ma proposition de baisser les impôts. Il faut dire qu’ils ne voient l’action publique qu’à travers l’augmentation d’impôts. « Les riches paieront », disent-ils. Sauf qu’en réalité, ce sont tous les Français qui payent et je prédis que nos concitoyens vont s’étrangler en recevant dans quelques jours leur avis d’imposition.

 

Malheureusement, les problèmes ne se cantonnent pas à la sphère économique. Elle est loin, la France apaisée que nous promettait le candidat Hollande…

Voyez ce qui s’est passé à Trappes lorsque des émeutes ont éclaté parce que des provocateurs refusaient de respecter l’interdiction de la burqa. Cette loi pour laquelle avec mes amis députés, je me suis tant battu. Quel malheur de voir qu’une partie de la gauche est prête à céder aux extrémistes qui provoquent la République en demandant qu’on revienne sur cette loi ! Il faut dire que François Hollande lui-même n’avait pas eu le courage de la voter…

Dans ce contexte d’exaspération, le rendez-vous des élections municipales de mars prochain ne sera pas un rendez-vous comme les autres. Il revêt une importance capitale.

Il faut dire aux Français que la seule chance de voir François Hollande renoncer à cette politique suicidaire pour notre pays, c’est de lui infliger une sanction massive au moment des élections.

Voilà pourquoi l’UMP doit devenir dès 2014 le parti de tous les Français.

Et ceux qui pensent qu’on peut gagner 2017 sans gagner 2014 se trompent lourdement.

L’objectif qui doit mobiliser toute l’UMP aujourd’hui, ce n’est pas 2017. C’est 2014. Les municipales, puis les européennes. Et 2015, les élections régionales et cantonales.

Oui, c’est avec 2014 que tout va se jouer.

Regardons les choses en face : depuis 2004, la droite et le centre ont perdu toutes les élections locales. Et c’est en perdant du terrain, territoire après territoire, que nous avons fini par laisser la gauche prendre tous les pouvoirs…

Et bien, en retour, c’est ville par ville, village par village, quartier par quartier, que nous allons reconquérir le cœur des Français.

 

Oui, c’est en nous mettant au service de nos concitoyens, c’est en facilitant leur vie au quotidien, c’est en leur montrant notre efficacité sur le terrain, que nous arriverons demain à regagner leur confiance pour les élections nationales.

Il faut montrer aux Français qu’on vit mieux dans une ville administrée par l’UMP que par la gauche, qui fait exploser les impôts locaux et fuir les entreprises.

Ou par le Front National qui, il est bon de la rappeler, a toujours fait la preuve de son incompétence et de ses turpitudes dans les villes qu’il avait gagnées. Demandez aux habitants de Toulon ou de Vitrolles le souvenir qu’ils en gardent…

 

Sur ce point, je veux prévenir les Français à propos du Front national.

Vous le savez, nous sommes unanimes à l’UMP pour dire qu’il n’y aura aucun accord, aucune alliance électorale avec le Front national. Jamais.

Il faut donc expliquer sans relâche à celui ou celle qui veut sanctionner la gauche que s’il vote pour l’extrême-droite, il enlève une voix à l’UMP. Et si dans certaines villes, le Front National fait des scores élevés au premier tour, il pénalisera l’UMP, au risque de faire gagner la gauche. Pour le plus grand bonheur de François Hollande, digne héritier, en la matière, de François Mitterrand.

Mais, en contrepartie, je veux dire aux Français qui seraient tentés de voter Front National par exaspération, que notre famille politique n’a pas l’intention de faire de l’eau tiède ou de la langue de bois sur les sujets qui les préoccupent ou les angoissent.

La gauche m’a beaucoup reproché de mettre les pieds dans le plat sur les sujets qui fâchent.

Elle oublie ou elle feint de ne pas voir que les Français attendent des responsables politiques qu’ils aient le courage de regarder la réalité en face et de proposer des solutions.

Qu’est-ce qui fait à chaque fois monter l’extrême-droite ? Ce n’est pas de dire les choses telles qu’elles sont. C’est de les nier. C’est le déni du réel face à la violence dans les quartiers ou la montée du communautarisme. C’est l’impuissance de l’Etat à maîtriser l’immigration. C’est l’incapacité du gouvernement à proposer un chemin de croissance et d’emploi pour la France.

 

Les Français doivent savoir qu’une nouvelle génération UMP est en train de naître, bien consciente de ces défis et instruite des leçons du passé. Vous verrez lors des prochaines municipales, d’innombrables nouveaux visages

Une nouvelle génération UMP, animée par un amour profond de la Nation, de son histoire, de sa culture, de ses valeurs.

Une nouvelle génération qui a soif de servir le bien commun et qui a la ferme volonté de ne plus subir la domination idéologique de la gauche.

Une nouvelle génération, riche de sa diversité, avec des jeunes et des moins jeunes, avec des personnes de toutes origines, de toutes conditions sociales, qui partagent le désir de porter avec nous un élan de reconstruction dans toute la France.

J’ai décidé de me mettre au service de cette nouvelle génération pour renouveler en profondeur la vie politique de notre pays. Nous avons déjà investi plus de 80% des têtes de listes pour les municipales. Et nous allons accompagner partout les candidats pour leur donner les moyens de se former et de gagner !

 

Pour renouer la confiance avec les Français, il nous faut donc reconquérir leur cœur sur le terrain. Mais nous devons aussi revoir en profondeur le contenu programmatique de l’UMP.

Nous ne sommes pas là pour refaire l’histoire ; nous sommes là pour préparer l’avenir.

Nous ne sommes pas là pour devenir un mouvement purement contestataire, une sorte de Tea Party à l’américaine ; nous sommes un parti de gouvernement qui doit incarner les aspirations du Peuple de France.

Nous ne sommes pas là pour nous enferrer dans les querelles de personnes ou les attaques ad hominem à l’égard de ceux que nous avons servi ; nous sommes là pour commencer à préparer, dans la sérénité et sans langue de bois, l’alternance démocratique. C’est-à-dire une vision. Un projet. Un avenir.

Mes chers amis, je voudrais partager avec vous une conviction très forte. Une conviction qui peut ouvrir de nouveaux chemins pour la France. Après cinq ans de joug socialiste, les Français auront envie d’une chose. Une seule. Retrouver le goût de la liberté ! Liberté !

Notre pays porte aujourd’hui des chaînes que l’œil ne voit pas. Notre mission sera d’aider les Français à s’en débarrasser pour libérer les énergies et les talents.

 

Je pense d’abord à la liberté de créer, de prendre des risques, de réussir, d’échouer et de repartir vers l’avant… La liberté d’entreprendre.

Oui, il faut refaire de la France une terre de réussite pour tous ceux qui se donnent du mal et qui travaillent. Pour tous ceux qui innovent. Pour tous ceux qui se battent pour un avenir meilleur.

Tous ces Français qui créent de la richesse et de l’emploi, tous ces Français qui inventent et qui labourent. Ces ouvriers, ces salariés, ces agriculteurs, ces entrepreneurs, ces commerçants, ces artisans, ces chercheurs, ces créateurs, ces professeurs… Ceux que j’appelle « le front des producteurs ».

Or, jour après jour, la gauche les entrave. Par des taxes. Des normes. Et pire, par une culpabilisation permanente de ceux qui ont envie d’agir. Voyez le traitement scandaleux que le gouvernement réserve aux auto-entrepreneurs…

Malgré tout cela, les Français continuent d’avancer : ce sont eux qui font la croissance. Pas Monsieur Hollande. Sa politique n’est pas un moteur. C’est une bride. Et bien, mes amis, il va falloir couper la bride !

 

La liberté de créer, de travailler, d’entreprendre, c’est vital pour notre pays. Mais il va aussi falloir reconquérir la liberté de dire ce que l’on pense, sans avoir à subir les foudres du politiquement correct. La liberté d’assumer ce que l’on croit, ce que l’on veut. La liberté d’aimer notre Nation et de le dire. D’aimer notre langue, notre drapeau, notre histoire, notre culture. La liberté d’aimer et de défendre notre art de vivre et nos valeurs !

J’ai bien vu, tout au long de cette année la violence qui s’est déchainée contre ceux qui défendaient un certain nombre d’idées, comme je le faisais. Sur la montée de l’intégrisme religieux. Sur des comportements qui défient l’autorité de l’Etat.

Sur ces bizarres contradictions qui conduisent un jeune manifestant contre la loi Taubira en prison dans des conditions épouvantables, alors que dans le même temps, des voyous qui détroussent un train de banlieue sont relâchés avec un simple rappel à la loi!

 

Le combat pour la liberté, c’est enfin de protéger la liberté d’aller et de venir en sûreté. D’avoir un bien, un terrain, sans craindre de se faire voler, attaquer ou squatter. Combien de fois faudra-t-il rappeler à la gauche qu’un pays sans sécurité, c’est un pays sans liberté ?

 

Je veux sur ce point vous parler d’une affaire extrêmement grave. Il s’agit de la réforme pénale de Madame Taubira.

Derrière la querelle mise en scène cet été par Manuel Valls, il y a une vraie question : quelle politique pénale pour la France ?

Une fois de plus, François Hollande tergiverse alors que le Président de la République doit incarner sur ces sujets l’autorité et la fermeté.

Ce qui importe, ce ne sont pas les gesticulations du ministre de l’Intérieur, préoccupé par sa seule côte de popularité. Ce sont les faits !

Les faits, c’est que Madame Taubira n’a pas construit une seule place de prison et qu’elle refuse de le faire.

Elle suit une ligne idéologique extrêmement claire : pour elle, la prison créé de la délinquance.

Pourtant, la vérité, c’est que c’est l’impunité qui créé la délinquance.

Alors quand on veut supprimer les peines planchers pour les récidivistes,

quand on refuse de sanctionner les comportements graves de certains mineurs délinquants,

quand on réduit automatiquement les peines,

quand on assume de relâcher des condamnés, par idéologie…

il ne faut pas s’étonner ensuite de lire tous les jours dans les journaux les tragédies commises par des délinquants « bien connus des services de police ». Des délinquants multirécidivistes qui terrorisent nos concitoyens. Dans les quartiers comme dans les zones rurales.

 

 

Et je veux redire à Jean-Claude Gaudin, mon indignation après les attaques scandaleuses du ministre de l’Intérieur à son encontre. Pour masquer ses échecs, Manuel Valls cible le maire de la 2ème ville de France

La ficelle est un peu grosse : pouvez-vous m’expliquer pourquoi, à Paris, Monsieur Delanoë ne serait pour rien dans l’explosion de la délinquance que tout le monde constate, alors qu’à Marseille, tout serait la faute de Jean-Claude Gaudin ?

Serait-ce parce que Monsieur Delanoë est dans la majorité et Monsieur Gaudin est dans l’opposition ? Serait-ce parce que les élections municipales approchent ?

La vérité, c’est que le premier responsable de l’échec dans la lutte contre la délinquance et les réseaux mafieux, c’est Manuel Valls.

Jean-Claude, tu as notre soutien. Nous ne laisserons pas le ministre de l’Intérieur faire la campagne municipale des socialistes à Marseille à coup de mensonges d’Etat.

Et je m’y engage, à l’Assemblée nationale et au Sénat, nous serons mobilisés jour et nuit contre les dangers de cette réforme pénale.

Pour chaque délit, une sanction rapide, ferme et juste. Voilà ce qu’il faut pour restaurer la sécurité, première des libertés !

 

Mes amis, dans un pays asphyxié par la doctrine socialiste, nous avons devant nous un formidable chemin d’alternance à ouvrir avec les Français en menant ce combat pour la liberté.

Le combat pour la liberté, c’est redire que chaque Français compte, chaque Français est important, avec ses forces et ses faiblesses.

C’est donner à chacun, y compris au plus modeste, les moyens de révéler ses talents, plutôt que de privilégier la bureaucratie et les idéologies qui écrasent les initiatives.

C’est comprendre que la réussite de la France, c’est la conjugaison de toutes les réussites des Français. Dans tous les domaines.

 

N’ayons jamais honte de défendre la liberté de la personne humaine, et notamment des plus vulnérables.

La liberté contre les oppressions communautaristes ou le conformisme des bien-pensants.

La liberté contre les dérives d’un Etat ou d’une Europe qui étouffe au lieu de servir.

 

La liberté, c’est considérer que ce n’est pas un monsieur dans son bureau à Paris ou à Bruxelles, aussi intelligent soit-il, qui va décider pour tout le monde, ce qui est bon pour nous, à notre place.

 

 

La liberté, c’est redonner aux Français la maitrise de leur destin. C’est faire confiance aux familles, aux acteurs de terrain, aux corps intermédiaires, en leur confiant des responsabilités et en leur demandant ensuite de rendre des comptes et d’assumer leur choix.

La liberté, c’est de lutter toujours contre la tentation des plus forts d’imposer leur loi au détriment des plus fragiles.

 

Je sais que ce mot de « liberté » est un mot polémique. Cela fait bien des années qu’il n’a pas été revendiqué haut et fort dans notre famille politique. Il est pourtant au cœur de nos valeurs. Encore une victoire idéologique que nous avons laissée à la gauche… Prononcez le mot « Liberté » et aussitôt, on vous accusera d’être ultralibéral. Quelle erreur !

La liberté, c’est un mot magnifique. Un combat qui est au cœur du génie français. Il a inspiré nos philosophes, nos écrivains, nos poètes, nos peintres, nos économistes, nos hommes d’Etat…

Des libéraux, bien sûr : de Montesquieu à Turgot, de Chateaubriand à Tocqueville… Mais pas seulement ! La liberté, ce n’est pas un parti. C’est l’âme de la France.

De Delacroix qui la peignait guidant le peuple, étendard à la main, sur les barricades des Trois Glorieuses, à de Gaulle qui parlait de ce pacte multiséculaire entre la grandeur de la France et la liberté du Monde, sans oublier Eluard qui écrivait son nom, en 1942, alors que la France était occupée.

Et combien de nos aînés sont morts à travers les siècles, pour la défendre, la liberté !

Est-ce un hasard si nos aînés l’ont choisi pour figurer dans notre devise nationale à la première place ? Non, dans l’esprit de ceux qui ont fait 1789, la liberté était une valeur majeure. Comme l’égalité.

 

Or, les idéologues, à gauche, ont imposé une bien-pensance : pour eux, on n’en fait jamais assez pour l’égalité et toujours trop pour la liberté.

Pour eux, l’ultra-égalitarisme est un paradis et l’ultra-libéralisme un enfer. C’est absurde ! Les deux doivent être combattus.

 

L’ultra égalitarisme, c’est le refus de l’effort. C’est le refus du mérite. C’est le refus de toute réussite et de toute différence. C’est la morale de l’envie. Le triomphe de la jalousie. La victoire du ressentiment.

Chaque tête qui dépasse doit devenir un bouc émissaire méticuleusement guillotiné. Et si possible, en place publique. Pour que tout le monde se partage les dépouilles.

Ce n’est vraiment pas la France que l’on aime ! Et l’intégrisme obsessionnel des socialistes dans ce domaine depuis un an en est la terrible illustration.

L’ultra-libéralisme n’est pas un projet plus enviable. C’est la liberté sans limite. L’idée que la loi du plus fort serait toujours la meilleure. L’ultra-libéralisme devient alors l’ennemi de la liberté…

 

Moi, je veux défendre une éthique de la liberté. Elle a pour nom responsabilité.

La liberté, ce n’est sûrement pas le droit de faire n’importe quoi. C’est assumer ses actes et leurs conséquences. C’est accepter l’équilibre des droits et des devoirs.

 

La liberté, ce n’est pas davantage l’ultra-individualisme et la culture de l’égoïsme. Le chacun pour soi, non merci ! C’est d’ailleurs ce que nous voulons montrer avec la « Révolution civique. »

Si on fait croire aux citoyens qu’il faut tout attendre de l’Etat, on les déresponsabilise.

Ceux pour qui tout va bien finissent par ne plus se soucier du plus fragile, en se disant que le service public s’en occupera pour eux…

Ceux qui sont dans la difficulté sont enfermés dans l’assistanat, au mépris de leur dignité.

Inversement, quand on fait confiance aux personnes, aux familles, aux associations, on libère alors des trésors illimités de générosité et de fraternité chez les Français.

 

Mais la liberté, ce n’est pas non plus le rejet de l’Etat et d’un projet politique partagé. Au contraire, je vous le dis clairement, la liberté au 21ème siècle, elle passe par un Etat fort et efficace.

Par une puissance publique modernisée et recentrée sur ses missions essentielles, dont la première est justement de garantir les libertés !

Nous avons besoin d’un Etat efficace pour assurer la sécurité et la propriété.

Nous avons besoin d’un Etat efficace pour garantir l’égalité des chances et la reconnaissance du mérite. Pour offrir à chaque jeune Français, quelle que soit son origine ou sa condition sociale une formation adaptée et un droit à une seconde chance. Pour lutter contre les discriminations qui enferment et qui pénalisent.

Nous avons besoin d’un Etat efficace pour lutter contre les extrémistes qui veulent imposer leur loi au-dessus des lois de la République. Pour lutter contre les terroristes qui veulent museler la liberté de la presse.

Nous avons besoin d’un Etat efficace pour briser les diktats de certains acteurs économiques qui exploitent leurs positions de force par rapport aux PME ou aux consommateurs.

Et surtout, nous avons besoin d’un Etat efficace pour attirer les investisseurs, pour mener une politique favorable à l’emploi en diminuant les impôts, les charges, les normes. Pour assurer une stabilité législative et fiscale. Pour réduire l’impact désastreux de ces contrôles incessants de l’URSSAF et de l’inspection du travail.

En un mot, pour remplacer une société de défiance par une société de confiance.

 

Mes chers amis, le combat pour la liberté, c’est aussi le combat pour que la France garde la maîtrise de son destin dans le monde. Qu’elle garde une voix audible pour peser sur le cours de l’Histoire

Un pays qui refuse de poursuivre ses investissements dans le nucléaire, un pays qui interdit toute recherche sur le gaz de schiste, au risque de perdre son indépendance énergétique, est-ce encore un pays libre ?

Un pays qui dépend des marchés financiers à force de dépenser toujours plus qu’il ne gagne, est-ce encore un pays libre ?

Un pays qui coupe les vivres à son armée, en baissant toujours ses effectifs et ses équipements, au risque de remettre notre sécurité entre les mains d’autres puissances, est-ce encore un pays libre ?

 

Un pays qui n’est plus écouté sur la scène internationale, lorsqu’il faut trouver des réponses aux massacres en Syrie, aux violences en Egypte, aux attaques contre les chrétiens d’Orient, est-ce encore un pays libre ?

Et bien moi, je vous le dis, j’aime la France quand elle incarne la liberté ! Et je me battrai pour restaurer cette liberté.

Reprendre ce combat pour la liberté de l’homme, c’est renouer avec les fils de notre histoire et c’est ouvrir de nouveaux chemins pour la jeunesse de France. C’est une urgence !

 

Vous ayant dit cela, j’ai bien conscience que le principal obstacle au renouveau politique dans notre pays, c’est le manque de crédibilité de la parole publique.

Parfois, j’entends après un meeting : « c’est bien joli tout ce que vous nous dites. On a envie de vous croire mais qu’est-ce qui nous prouve que vous allez le faire ? »

Cette objection ne peut pas rester sans réponse : voilà pourquoi, dès notre retour au pouvoir, il faudra réformer vite et fort. Sans trembler, ni tergiverser.

Pas de commission, pas de grands débats sans queue ni tête. Comme les affectionne François Hollande.

Ce sera le but de la campagne présidentielle de faire valider par les Français les grandes réformes indispensables pour relever notre pays.

Lorsque le général de Gaulle revint au pouvoir en juin 1958, il consacra sans attendre une nouvelle méthode de gouvernement : le gouvernement par ordonnance.

En 6 mois, il scella ainsi le destin économique de la France pour les quinze années suivantes. Inspirons-nous de cette démarche.

En 6 mois, adoptons les grandes réformes par ordonnance. Et nous aurons alors tout le reste du mandat pour les faire appliquer, pour les expliquer, pour les évaluer.

Je vois déjà 5 grands chantiers à conduire pour redonner plus de liberté aux Français.

·      Libérer l’école, avec plus d’autonomie pour les équipes de terrain, afin de les responsabiliser et qu’elles rendent des comptes.

·      Libérer le travail, pour faciliter l’embauche et sortir définitivement des 35 heures.

·      Libérer les Français d’une fiscalité oppressante, en baissant drastiquement la dépense publique, je vous en ai parlé à l’instant.

·      Libérer les générations à venir du fardeau de la dette, en réformant en profondeur notre modèle social, avec la dégressivité des allocations chômage ; avec une obligation de travail hebdomadaire pour ceux qui touchent le RSA, avec des sanctions renforcées contre la fraude, et bien sûr, avec une vraie réforme des retraites, qui acte le report à 65 ans de l’âge de départ à la retraite, et une fusion progressive du régime général et de celui de la fonction publique. Sans oublier cette idée que j’avais défendue devant vous  l’année dernière de supprimer, hormis pour les cas d’urgence sanitaire, l’Aide Médicale d’Etat, qui entraîne la prise en charge à 100% des dépenses médicales pour les étrangers en situation irrégulière.

·      Enfin, libérer la France de la bureaucratie.

C’est ce dernier point que je voudrais développer aujourd’hui avec vous.

Je vous disais tout à l’heure que nous avions besoin d’un Etat efficace. Et c’est vrai. Mais nous ne voulons pas d’un Etat obèse. D’un Etat qui se mêle de tout et ne règle rien. Qui embrasse trop et mal étreint.

Nous ne voulons pas d’un Etat qui contrôle tout le monde et que personne ne contrôle. Qui donne des leçons à tout le monde et n’accepte aucune remise en cause.

Dans ce domaine, le « choc de simplification » évoqué un moment par François Hollande est une de ces plaisanteries dont il est coutumier. En réalité, nous avons chaque jour une nouvelle contrainte absurde, un nouveau contrôle imbécile.

Cela fait des mois que je dis, reprenant une formule du président Pompidou qui ne m’a jamais paru plus heureuse : « Arrêtons d’emmerder les Français. »

Les réglementations sont devenues kafkaïennes. Notre code du travail compte 3 000 articles contre 54 en Suisse. Notre feuille de paie compte au moins 22 lignes, contre 8 en Allemagne. Nous avons 40 sortes de contrats de travail. Il y a 18 000 règles de droit applicables aux différentes prestations familiales.

Nous avons 600 régimes de retraite de base et 6 000 régimes complémentaires, contre 2 ou 3 dans toute l’Europe du Nord.

Notre code des impôts, c’est 3 500 pages et pas loin de 2 000 articles auxquels il faudrait ajouter les 5 000 pages de doctrine fiscale de l’administration… C’est de la folie pure !

Il est temps de retrouver la raison ! Réduisons de moitié le code du travail, le code des impôts, le code de l’urbanisme.

Si la Suisse, si l’Allemagne, si le Royaume-Uni vivent avec des réglementations beaucoup moins complexes, pourquoi serions-nous incapables de le faire ?

Vous verrez, avec des codes réduits de moitié, non seulement nous ne vivrons pas plus mal, mais nous vivrons mieux !

Il faut aussi réduire le nombre de ceux qui produisent des normes.

C’est un mécanisme humain : si vous nommez des gens dans les bureaux, ils travaillent, donc ils inventent des règles nouvelles, ils diligentent des contrôles nouveaux.

A leur échelle, ils font leur devoir et ils ont raison. Parce qu’ils ne font pas la somme de toutes les règles et contrôles inventés en parallèle par leurs collègues d’autres bureaux. Et voilà, comment on se retrouve là où nous sommes.

Attention aux caricatures : c’est un honneur de servir l’Etat et je ne laisserai personne discréditer sans raison ceux qui font ce choix, dans nos services publics, nos hôpitaux, nos écoles, nos gendarmeries….

Mais, je vous le dis, il faut absolument réduire le nombre de fonctionnaires. Nous avons besoin de fonctionnaires travaillant au-delà de 35 heures, bien formés, bien rémunérés et moins nombreux.

Nous avons 20 fonctionnaires pour 100 actifs au travail. En Allemagne, c’est 13. Au Royaume-Uni 10.

Je propose que nous réduisions l’écart avec l’Allemagne de moitié dans un premier temps. Vous voyez, je suis raisonnable. Cela fait environ 1 million de fonctionnaires.

Pour cela, il faut reprendre le non-remplacement d’un départ à la retraite sur 2, et l’appliquer pas seulement au niveau de l’Etat mais aussi dans les collectivités territoriales et les organismes de sécurité sociale. A ce propos, je veux dire qu’il faudra évidemment fusionner les services des départements et des régions. Ce que les socialistes ont lâchement renoncé à faire.

Il faudra aussi développer la contractualisation de la fonction publique. Et qu’on ne me dise pas que c’est une atteinte à la sûreté de l’Etat. C’est le statut employé pour la majorité de nos soldats, qui sont au cœur des missions régaliennes, et qui sont prêts à donner leur vie pour notre pays.

 

Mes chers amis, cela va peut-être vous surprendre puisque je vous ai surtout parlé d’avenir ce matin, mais pour finir, je voudrais évoquer avec vous notre Histoire.

Un épisode qui me tient particulièrement à cœur. Qui a marqué à jamais la ville de Meaux, dont je suis maire.

Et que j’ai voulu raconter dans un livre, alors que nous célébrerons dans un an le centenaire de la guerre de 1914/18.

Il s’agit de la bataille de la Marne.

Un événement décisif, qui a changé le cours de la Grande guerre. Un de ces basculements formidables qui nouent le destin des peuples. Une victoire surprise qui nous apprend beaucoup sur notre pays, sur ses forces et ses faiblesses. Je voudrais que personne ne l’oublie.

Depuis le début de la guerre, le 3 août 14, l’armée française allait d’échec en échec. Jour après jour, elle reculait sous l’offensive allemande et l’ennemi approchait de Paris, menaçant de déborder nos soldats.

Le Gouvernement avait dû fuir à Bordeaux et du côté allemand, le Kaiser croyait tenir la victoire.

Mais Joffre, à la tête de nos armées, a l’intuition géniale et la force de caractère – alors que tout semble perdu – de saisir la dernière chance offerte à la France pour son salut.

Alors, le matin du 6 septembre, il demande à ses soldats de repartir vers l’avant. De repousser l’ennemi coûte que coûte. De ne plus reculer d’un pas.

Ces soldats viennent de toutes les régions de France, de la Bretagne à la Provence, sans oublier l’Armée d’Afrique, ces Algériens, ces Marocains si héroïques…

Ils ont une vingtaine d’années, et depuis des semaines, ils reculent à pied, sous un soleil de plomb, harassés, décimés.

Pour défendre leur patrie, ce 6 septembre à l’aube, ils repartent vers l’avant. Ils bravent la peur et la mitraille. Et au prix de combats sanglants, de pertes innombrables, ils repoussent les Allemands jusqu’à l’Aisne et sauvent la France.

La victoire de la Marne, ce ne fut pas la fin de la guerre. Loin de là. Une bataille, seulement. Mais par ce « miracle de la Marne », la France évita la débâcle, l’humiliation, la capitulation.

 

Pourquoi je vous parle de tout cela, ce dimanche matin paisible alors que Dieu merci, nous sommes épargnés par les horreurs de la guerre ? Parce que c’est l’histoire d’un sursaut français.

L’histoire d’une Nation capable de se rassembler et de faire « l’Union sacrée », quand les circonstances l’exigent, malgré des divisions peut-être encore plus profondes que celles d’aujourd’hui.

L’histoire d’un peuple, qui repart vers l’avant, alors qu’il avait une guerre de retard, et que tout avait si mal commencé.

L’histoire d’un pays dont les chefs arrivent enfin à sortir des schémas du passé pour s’adapter à la réalité d’un monde qui a totalement changé.

L’histoire de la France, refusant la fatalité, sauvée par sa jeunesse et portée par le grand souffle de la liberté.

 

Mes chers amis, la Marne, c’est un sursaut français. Il y en eut d’autres à travers notre Histoire. Et j’en suis certain, le destin nous en réserve encore.

Alors, je voudrais que l’UMP s’engage à créer aujourd’hui les conditions d’un sursaut français. Qu’elle redonne aux Français le goût de la liberté. Le goût de l’avenir.

C’est notre combat. Je sais que nous allons affronter beaucoup de conservatismes et de frilosités. Mais nous y arriverons. Avec de la passion, du courage et de la générosité.

C’est pour le bien de notre pays et pour les enfants de France !

 

Vive la Liberté ! Vive la République et vive la France !

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