Violences urbaines et festivités : un week-end sous tension

1 800 policiers sont déployés sur le terrain, ce week-end. Photo d’illustration

Pour les forces de l’ordre, c’est le week-end le plus chaud de l’année. Le Tour de France et les festivités du 14 juillet vont attirer des milliers de personnes dans les rues et, température estivale aidant, les esprits risquent de s’échauffer. Depuis mercredi, des épisodes de violences urbaines se sont d’ailleurs produits à Vénissieux, Villeurbanne et Vaulx-en-Velin, où les forces de l’ordre ont été prises à partie.

« Nous ne sommes pas disposés à jouer les victimes expiatoires », prévient Albert Doutre, directeur départemental de la Sécurité publique, « et si certains ont une volonté de bras de fer, ils auront connaissance de la riposte des forces de l’ordre ». Un dispositif fort de 1 800 policiers est donc déployé ces deux jours, « afin que la fête reste la fête et pas un immense bourbier ». Dès hier soir vendredi, la police a manifesté son intention de ne rien lâcher du terrain en menant deux grosses opérations de sécurisation, en réponse aux graves incidents qui s’étaient produits la veille à Villeurbanne et à Vaulx-en-Velin.

Le premier accrochage s’est déroulé allée Henri-Georges-Clouzot au Tonkin, où la police a été appelée par une femme terrorisée, retranchée dans une pièce de son appartement, que son ex-mari venait de saccager. À l’arrivée de l’équipage, l’homme n’était plus là mais, grâce à son signalement, les policiers l’ont vite repéré, dans la rue. Entouré d’une dizaine de personnes, il était armé d’un bâton et s’est violemment débattu lors de son interpellation.

Une pluie de projectiles, dont un téléviseur, lancés depuis les immeubles, s’est soudain abattu sur les policiers, blessant au passage l’homme au sol. Cernés de toutes parts, les policiers ont dû utiliser leur lanceur de balles de défense et des lacrymogènes. Une femme et son fils ont été arrêtés hier matin pour leur participation.

Plus tard à Vaulx-en-Velin, un, pétard de type mortier a fait exploser le pare-brise d’une voiture de police. La police a essuyé vingt tirs de mortiers et il a fallu trente fonctionnaires, vingt tirs de balles en caoutchouc et des lacrymogènes pour disperser un groupe hostile.

Christine Mérigot – Le Progrès 13 Juillet 2013

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